Vie quotidienne : prévenir les risques d’infection
Sans devenir obsessionnel, intégrer à son mode de vie quelques mesures simples permet d’éloigner les soucis sur le mode du « mieux vaut prévenir que guérir » ! Valables pour tous, elles deviennent importantes pour les patients atteints de DIP dont l’organisme est moins résistant aux bactéries, virus, parasites et champignons.
Exemples de consignes à moduler selon les pathologies:
Votre alimentation
| Evitez |
- les viandes crues, les œufs crus,
- les fromages au lait cru, les charcuteries (sauf en conserve), les salades en sachet,
- de boire de l’eau qui a séjourné trop longtemps dans un récipient, ou dont vous ne connaissez pas l’origine.
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| Conseil |
Bien laver les fruits et les légumes
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Votre environnement
| Evitez |
- de respirer du café moulu, du thé, des épices en vrac, des soupes lyophilisées, …
- de fumer
- les milieux enfumés
- l’exposition aux poussières de maison, de travaux, les bacs à sable,
- l’exposition aux déjections animales
- de rester longtemps au milieu d’une foule
- le contact avec des personnes contagieuses
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| Conseils |
Parfois permis, parfois strictement déconseillé
- Animaux domestiques : si vous êtes léché ou mordu, bien désinfecter la peau.
- La piscine
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Votre hygiène
| Evitez |
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| Conseils |
- Avoir une hygiène corporelle, douche régulière,
- Se laver les mains fréquemment et systématiquement avant de manger ou après être allé aux toilettes.
- Se brosser les dents soigneusement avec une brosse souple, en changer régulièrement,
- Avoir un suivi bucco-dentaire régulier (tous les 6 mois en moyenne)
- Soigner rapidement des plaies ou toute infection évolutive
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Le point de vue du médecin (même encadré que le précédent)
Dr Isabelle Pellier, praticien hospitalier, hôpital d’Angers
Carte de soins : un document médical et officiel
La carte de soins, c’est une grande sécurité pour les malades, elle remplace le certificat ou le courrier que l’on pouvait faire avant. Elle donne un lieu de soin, fixe le nom de la maladie et lui confère une réalité. Les gens peuvent la présenter n’importe où et être pris en considération. Certains patients pouvaient rencontrer du doute quand ils expliquaient leur maladie à un médecin qui ne la connaissait pas : cela leur donne une légitimité et officialise leur maladie. C’est particulièrement important quand ils voyagent, notamment hors de leur région.
Hygiène : les bases, puis une approche personnalisée
Nous essayons que les patients aient la vie la plus normale possible : en matière d’hygiène de vie, il s’agit souvent de règles de base que l’on devrait tous avoir. Cependant, en fonction du déficit, on peut être amené à prendre des précautions supplémentaires. Par exemple, un patient atteint de granulomatose septique chronique devra éviter de se trouver dans un lieu où il y a des travaux, à cause des risques d’aspergillose. C’est pour cela qu’il faut vraiment que le malade et le médecin définissent une hygiène personnalisée, en fonction du déficit. On a tendance à être plus restrictif, car qui peut le plus, peut le moins.
Mobilité professionnelle,
stage, jumelage, vacances :
mémento pour voyager
Pour suivre votre traitement durant votre séjour, anticipez !
| Avant votre départ |
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Contacter votre médecin référent pour obtenir :
- les ordonnances qui couvrent la durée du séjour (prophylaxie et éventuels accidents) pour :
- les immunoglobulines (et le matériel médical éventuel), - des médicaments (antibiotiques, anti-douleur, anti-allergie, …) et des pansements,
- un certificat médical pour la douane en français et anglais : indiquer la présence d’immunoglobulines et le n° de tél du Centre de compétence.
NB : l’ordonnance prouve que les médicaments que vous transportez sont destinés à votre usage personnel.
- La composition de votre trousse à pharmacie, selon votre situation.
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Contacter votre Caisse de sécurité sociale pour obtenir :
- la nouvelle carte européenne pour un départ dans un pays de l'Union européenne.
- des renseignements sur une possible prise en charge des soins dans le pays de destination (quelques rares hôpitaux ont un agrément de la Sécurité sociale).
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Commander les immunoglobulines à la pharmacie de l'hôpital de votre lieu de séjour et les prévenir de votre arrivée.
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Contactez la compagnie aérienne pour vous informer des dispositions à prendre pour n’avoir aucun problème à l’embarquement.
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Recherchez les coordonnées du centre spécialisé le plus proche de votre destination.
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Souscrire (ou vérifier que vous avez) une assurance pour :
- pouvoir être rapatrié en cas de besoin
- pallier une prise en charge insuffisante du pays de destination (envoi des produits)
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| A l’arrivée |
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- Prendre le temps de s'adapter aux changements de lieux et de rythme de vie
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- Prévoir un espace adéquat et se munir du matériel de désinfection pour les injections
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